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L’Islande brille comme un phare d’espoir dans l’océan des inégalités de genre. Ce petit pays nordique, souvent oublié, se hisse au sommet mondial de l’égalité hommes-femmes. Découvrons ensemble comment cette nation de seulement 320 000 habitants révolutionne les rapports de genre et inspire le monde entier.
L’Islande, terre de glace et de feu, cache un trésor bien plus précieux que ses geysers et ses volcans : une société profondément égalitaire. Depuis des décennies, ce pays mène une lutte acharnée contre les discriminations de genre. Le résultat ? Une nation qui trône fièrement en tête du classement mondial sur la parité.
Le 24 octobre 1975 marque un tournant dans l’histoire islandaise. Ce jour-là, 90% des Islandaises entrent en grève, paralysant le pays. Leur message est clair : sans elles, rien ne fonctionne. Cette action audacieuse pose les fondations d’une société résolument féministe. En 2016, elles récidivent, quittant leur travail à 14h38 pour dénoncer l’écart salarial persistant.
L’Islande ne se contente pas de belles paroles. Depuis le 1er janvier 2018, le pays impose l’égalité salariale par la loi. Les entreprises de plus de 25 salariés doivent prouver qu’elles rémunèrent équitablement hommes et femmes, sous peine d’amendes salées. Cette mesure audacieuse vise à combler l’écart salarial de 17,5% observé en 2015.
En politique, l’Islande fait figure de pionnière. Dès 1980, elle élit démocratiquement une femme présidente, Vigdis Finnbogadottir, qui exercera quatre mandats consécutifs. Aujourd’hui, le pays est dirigé par la plus jeune Première ministre d’Europe. Au Parlement, la parité est presque atteinte, témoignant d’une réelle volonté politique de promouvoir l’égalité.
L’Islande a compris que l’égalité se construit dès le plus jeune âge. Dans les lycées, un cours obligatoire sur les questions de genre façonne les esprits de demain. Cette approche novatrice vise à ancrer profondément les valeurs d’équité dans la société islandaise.
L’égalité s’invite jusque dans la sphère familiale. Le congé parental islandais, d’une durée de neuf mois, se répartit équitablement : un tiers pour la mère, un tiers pour le père, et le dernier tiers au choix. Résultat ? 90% des pères prennent leur part du congé, favorisant un lien précoce avec l’enfant et permettant aux mères de maintenir leur carrière.
Malgré ces avancées remarquables, l’Islande n’est pas exempte de défis. Les violences faites aux femmes restent un problème préoccupant, avec un taux de viols signalés parmi les plus élevés d’Europe. Ce paradoxe souligne que l’égalité formelle ne suffit pas à éradiquer tous les problèmes liés au genre.
Depuis neuf ans, l’Islande domine le « Global Gender Gap Index ». Ce classement, qui mesure la parité dans divers domaines, place le pays loin devant ses voisins européens. La Belgique, par exemple, n’occupe que le 31ème rang. L’exemple islandais montre qu’une volonté politique forte, associée à une mobilisation citoyenne, peut rapidement transformer une société.
L’Islande prouve qu’une société véritablement égalitaire n’est pas une utopie. Son modèle, basé sur des lois ambitieuses, une éducation progressiste et une culture de l’égalité, offre de précieuses leçons au reste du monde. Alors que le Forum Économique Mondial estime qu’il faudra attendre 2186 pour atteindre la parité économique mondiale, l’Islande nous montre que le changement peut être beaucoup plus rapide.
L’exemple islandais lance un défi à nos sociétés occidentales : osons-nous suivre ce chemin audacieux vers l’égalité ? La réponse à cette question façonnera non seulement l’avenir de nos économies, mais aussi celui de nos valeurs les plus fondamentales. L’Islande a ouvert la voie. À nous de décider si nous voulons la suivre.