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Prénom : Steve. Nom : Darcis. Après seize années passées dans le monde de la petite balle jaune, il a décidé de mettre un terme à sa carrière dès janvier 2020. L’occasion de revenir sur son parcours de tennisman professionnel. Voici son histoire!

Tout débute pour lui en 2005. Il joue la Coupe Davis. Il flirte avec le top 150 et ce vrai talent de 21 ans est déjà considéré comme la relève des Rochus ou autre Malisse. Son revers à une main fait déjà des ravages. Mais en 2006 et une blessure au genou plus tard, tout s’arrête pour le jeune Steve. Le revoilà 483ème mondial… Mais la remontada, ça le connait! C’est même sa marque de fabrique. 12 mois plus tard, il a grimpé de 400 places et fait un exploit rarissime en gagnant un titre dans trois catégories différentes la même année : Un “Futures“, un “Challenger“ et un “ATP“. Ce dernier est d’ailleurs son premier grand titre. A Amersfoort, il fait fort, très fort même. Il sort des qualifications, gagne 8 matchs (dont 4 contre des top 70), écarte le 14ème mondial Mikhail Youzhny et brandit le trophée. Sur toute sa carrière, Darcis gagnera deux tournois ATP, dont Memphis en 2008.

© Benoit Doppagne – Belga

Mais l’essentiel est ailleurs car chaque fois, ou presque, que Steve s’installe, la blessure arrive à toute vitesse. Mais Shark est un véritable guerrier, un prédateur. Il sort du top 100 en 2010? Pas grave, il y revient en 2011, se permettant même de tutoyer le top 50 l’année suivante. Un des symboles de sa carrière, c’est sa victoire contre Nadal en 2013. Il élimine l’Espagnol au premier tour de Wimbledon. Jamais Rafael Nadal n’avait perdu au premier tour d’un Grand Chelem. Shark a croqué Rafa et tient son exploit. Le lendemain, tout bascule : l’épaule du belge est en vrac, il passera 8 mois sans jouer. 

Après cette blessure, il est de nouveau 483ème mondial. 12 mois lui suffiront pour être aux portes du top 50. D’autres blessures aux poignets ou au coude se représenteront plus tard, mais il reviendra encore plus fort. Il atteindra même son meilleur classement en 2017 en pointant à la 38ème place. 

Cette force de caractère, il va s’en servir dans SA compétition, celle où il brille de mille feux : la Coupe Davis. Il en tire d’ailleurs son autre surnom, Mister Coupe Davis. Dans ce rendez-vous collectif qui rassemble bon nombre de nos tennisman belges, on trouve chez ce garçon un supplément d’âme qui va forger l’homme qu’il est. Les finales seront perdues, contre la France en 2017 où Darcis s’alignera blessé, c’était écrit! Mais les souvenirs, eux, resteront.

© rtl.be

A 35 ans, Steve va ranger sa raquette et quitter les courts. En seize ans, il aura remporté neuf titres et disputé deux finales de Coupe Davis. De plus, il a atteint à deux reprises les seizièmes de finale en Grand Chelem, à Roland-Garros en 2011 et plus récemment à l’Open d’Australie en 2017. Une carrière entachée de blessures à répétition qui auront finalement fait de lui un joueur au caractère d’acier.

Steve Darcis a marqué l’histoire du tennis belge, c’est indéniable. Pourtant, le Liégeois n’a jamais atteint la deuxième semaine d’un Grand Chelem et n’a plus gagné de titres ATP depuis plus de dix ans. Cette année, après une saison 2018 sans fouler gazon ni terre battue, il a tenté un dernier retour. Un retour qui ne fut pas tout à fait gagnant, malgré une demi-finale lors du premier tournoi de la saison. Les douleurs sont revenues le bousculer et l’envie s’est peu à peu envolée. Il lui reste encore quelques mois pour marquer une dernière fois les esprits et on est presque certain qu’il le fera. En attendant, Steve s’en ira mais Darcis laissera une trace indélébile dans l’histoire du tennis belge.

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